Soyez les bienvenus sur le blog du Diocèse Missionnaire de France de l’EGLISE VIEILLE CATHOLIQUE au ROYAUME UNI....... Prions pour les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ..... Welcome on the blog of the Missionary Diocese of France of The OLD CATHOLIC CHURCH in the United Kingdom..... Let's pray for the persecuted Christians around the world because of their faith in Jesus Christ.....

dimanche 16 avril 2017

Homélie du Lundi de Pâques.


"C'est là qu'ils me verront..." (Math. 28: 8-15).

Les femmes viennent de recevoir la première annonce de la Résurrection. « Tremblantes et toutes joyeuses », elles courent porter la nouvelle aux disciples, comme l’Ange le leur a ordonné. C’est sur ce chemin de l’humble obéissance et de la foi partagée que Jésus vient à leur rencontre et se fait reconnaître. Le Seigneur ressuscité confirme les paroles de l’Ange ainsi que la mission que celui-ci avait confiée aux femmes : « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront ». L’annonce de la Résurrection est toujours conjointement un appel à rejoindre le Seigneur afin de le contempler là où il se donne à « voir » : dans nos Galilées quotidiennes. L’Emmanuel accomplit le programme que signifie son nom : Dieu est « avec nous » (Mt 1,23) « pour toujours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). 

Tandis que les femmes se mettent en chemin, en hâte et toutes joyeuses comme Marie se rendant chez sa cousine Elisabeth après l’Annonciation, voilà qu’elles croisent un cortège d’hommes portant la même information, mais qui sont loin de partager leur joie, car pour eux, cette « nouvelle » n’est point « bonne ». Tout oppose ces deux groupes : alors que les femmes quittent la ville - symbole du monde ancien et de la première Alliance désormais dépassée - pour se rendre au lieu où le Seigneur ressuscité leur a donné rendez-vous, les hommes, eux, retournent dans la cité, et leur témoignage rassemble dans la fébrilité et le trouble, ceux-là même qui ont condamné à mort le Vivant. Pour sauver la face, ils vont s’enfoncer dans le mensonge en soudoyant les témoins, leur ordonnant de répandre la fausse rumeur du vol du cadavre. 

L’Evangile de ce jour nous fait pressentir l’abîme qui sépare ces deux groupes de personnes : les femmes s’en vont toutes joyeuses, porter la Bonne Nouvelle du triomphe de la vie ; elles annoncent la proximité du Prince de la Paix au cœur même de notre existence quotidienne, qui s’en trouve illuminée de la lumière douce et chaleureuse de sa présence ; les hommes, eux, s’enfoncent dans le trouble et les ténèbres du mensonge.
Ces deux expériences ne nous sont probablement pas étrangères : n’est-il pas vrai que tout se simplifie dès que nous accueillons le Seigneur ? Et que tout s’obscurcit et se complique lorsque nous oublions sa présence et voulons nous débrouiller sans lui, ou agir malgré lui, voire contre lui ? Cette simplicité, cette paix, cette joie profonde sont des signes sûrs de la présence du Ressuscité, alors que la complication, le trouble, la tristesse trahissent que nous avons lâché sa main, que nous tournons le dos à celui en-dehors de qui nous ne pouvons rien faire de bon.

Sachons rendre grâce au Seigneur de nous avoir jugés dignes de croire en lui et de nous envoyer témoigner de sa Résurrection malgré notre tiédeur et notre médiocrité. Comment ne pas nous émerveiller d’entendre Jésus nous appeler « ses frères », alors que nous avons, chacun pour notre part, contribué aux souffrances de sa Passion par nos si nombreuses trahisons ? 

Le cœur débordant de reconnaissance, sachons redire notre amour à celui qui veut établir en nous sa demeure ; et offrons lui les paroles que l’Esprit met lui-même sur nos lèvres : 

« Je garde les yeux fixés sur toi, Seigneur sans relâche ; tu es à ma droite : je suis inébranlable. Je n’ai pas d’autre bonheur que toi ; tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face débordement de joie, à ta droite, éternité de délices ! » (Ps 15[16]).



jeudi 13 avril 2017

Le message de Pâques.




En ce jour de Pâques, nous sommes invités à revenir au cœur de la foi, à son fondement qui est la résurrection du Seigneur. La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts. Saint Paul le dit avec une grande force. « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi notre foi. » (1 Cor. 15, 14).

L’évangile nous présente Marie-Madeleine qui se rend au tombeau le premier jour de la semaine, qui fait référence au premier jour de la création. Nous sommes le premier jour de la nouvelle création. Elle découvre que le tombeau est ouvert. Elle va chercher Pierre et l’autre disciple. Entrant dans le tombeau vide, Pierre voit que tout est à sa place, le linceul et le linge qui avait recouvert la tête. Mais Jésus n’y est plus.
Pierre ne s’attendait pas à un tel évènement. Il n’avait pas compris que d’après les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Il y a de quoi être bouleversé. Le soir même de Pâques, et dans les jours qui vont suivre, Jésus va apparaître aux disciples à plusieurs reprises. Ils sont complètement dépassés par l’évènement.
C’est vraiment lui. Ils vont faire une expérience incontestable et pourtant inconcevable. Leur vie va en être radicalement bouleversée. Ils vont devenir les témoins jusqu’à donner leur vie. Et si nous sommes là ce matin, c’est à cause de leur témoignage. La résurrection du Christ est un évènement qui bouleverse aussi l’histoire de l’humanité. De cet évènement découle la joie véritable.

C’est cette joie dont notre monde a tant besoin. Notre monde est souvent marqué par la tristesse et l’inquiétude. Et cependant, l’aspiration à la joie est imprimée dans le cœur de l’homme, au-delà des satisfactions immédiates et passagères. Notre cœur cherche la joie profonde, parfaite et qui puisse donner goût à l’existence.
En ce matin de Pâques, nous sommes invités à accueillir la joie. Nous aspirons tous à être aimé et à aimer. Dieu nous a créés par amour et veut nous faire participer à sa propre joie, divine et éternelle. C’est en Jésus, mort et ressuscité, que se manifeste le plus clairement l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous. C’est dans la rencontre avec lui, victorieux du mal et de la mort, que nous sommes libérés de l’angoisse et de la tristesse. En ce matin de Pâques, c’est la joie du Salut qui nous est donnée. Le Christ est vivant. Il est celui qui a vaincu le mal, le péché et la mort. Il est désormais présent avec nous comme le ressuscité jusqu’à la fin du monde. Le mal n’a pas le dernier mot sur notre vie. L’amour de Dieu est vainqueur.

Nous sommes aussi conviés à être témoin de la joie, à être missionnaire de la joie. Tant de gens ont besoin de savoir que la joie est possible. La joie doit donc être partagée. Nous sommes invités à aller dire notre joie d’avoir trouvé ce trésor qui est Jésus lui-même. Nous ne pouvons pas garder pour nous la joie de la foi. Pour qu’elle puisse demeurer en nous, nous devons la transmettre.

Parfois, certains de nos contemporains ont une image du christianisme qui serait une proposition qui opprimerait la liberté et irait à l’encontre du désir de bonheur et de la joie. Ce n’est pas la vérité, nous le savons. Les chrétiens sont des hommes et des femmes vraiment heureux, car nous savons que nous ne sommes jamais seuls, que le pardon nous a été donné, que le dernier mot n’est pas la mort mais la vie éternelle. Si parfois notre façon de vivre semble aux autres ennuyeuse et fatiguée, c’est que nous avons à nous interroger sur nous-mêmes, à nous rapprocher du Christ et à enlever de nos vies ce qui serait contraire à la joie chrétienne. En tous cas, ce matin de Pâques, accueillons encore la vie nouvelle qui nous est donnée dans la résurrection du Christ.

Nous vivons dans un monde difficile, traversé par des interrogations profondes. Certains sont tentés par la désespérance, le doute ou la révolte. La fête de Pâques est aussi une invitation à la confiance. Confions nos vies, notre avenir personnel et celui de notre monde à celui qui a vaincu la mort et le péché. Le Christ ressuscité répète sans cesse : « n’ayez pas peur. » Jésus n’a pas promis l’éternité à nos modalités de vie, même de la vie ecclésiale. Il n’a pas promis que l’on plairait à tout le monde, et que l’on ne se tromperait jamais. Il a promis qu’il serait toujours là, avec nous. 

Il est même capable de se servir des épreuves parfois déconcertantes, même celles qui sont les conséquences de nos péchés, pour nous conduire à une plus grande authenticité, à une plus grande joie. C’est ce qui s’est passé dans la passion, la mort et la résurrection du Christ.
En ce matin de Pâques, regardons le Christ ressuscité. Il a vaincu le mal et la mort. Il est notre confiance et notre espérance.


+ Rt Rev. Serge Burglé
Diocèse Missionnaire de France.




samedi 8 avril 2017

Message du Dimanche des Rameaux.


Le dimanche des Rameaux est un jour de fête pour la communauté chrétienne.
Il est célébré, comme son nom l’indique, le dernier dimanche avant Pâques et inaugure la Semaine Sainte.


Le dimanche des Rameaux est un jour symbolique qui commémore l’entrée solennelle de Jésus au sein de la ville de Jérusalem. Selon les évangiles, Jésus avait prévu de réaliser son entrée pendant la période de fête de Pessa’h, la Pâque juive. Il avait donc organisé avec soin son arrivée sur un petit âne en signe de modestie, accompagné de ses deux de ses disciples. Acclamé par les foules, qui brandissaient des branches d’arbres en signe de joie, le messie traversa les rues de la ville remplies de branches de palmier, de vêtements et autres offrandes symbolisant l’amour et le respect.
Cette fête est à la fois très joyeuse et chargée d’émotion, car peu de temps après ce grand moment de joie, Jésus fut arrêté pour être mis à mort. C’est pourquoi le dimanche des Rameaux commémore également la 
Passion du Christ et sa mort sur la croix.
Afin de se remémorer l’histoire du Christ, on célèbre aujourd’hui cette fête avec une grande messe de bénédiction des Rameaux.
Ces branchages symboliques, signes de vitalité et de renouveau, sont distribués dans les églises en souvenir de ce jour glorieux. Souvent tressées et ornées de rubans rouges, les feuilles sont couplées à la couleur sang afin de rappeler le triste jour de sa mort. En France et dans le monde, on a pour tradition d’exposer des rameaux verdoyants à l’intérieur des maisons.
Selon les pays et régions, les branchages choisis varient. En France, on coupe des branches de buis, de laurier ou d’olivier. Au Québec, ce sont plutôt des rameaux de palmier. Au Vietnam, ce sont des feuilles de cocotier et dans l’Europe de l’Est, des branches de saule.




lundi 13 mars 2017

In mémoriam Père Michel Ancora.




Père Michel Ancora
1957 - 2017


C'est avec une grande tristesse que nous apprenons par son évêque de l'Eglise Byzantine hors frontière, Monseigneur Dominique Achard, le départ vers la Maison du Père du Père Michel Ancora, à Carnières en Belgique.

Le Père Michel est né au ciel dans la soirée du 12 mars, en cette période de Carême.

Michel, après un chemin semé d'embûches, avait été ordonné prêtre en juillet dernier. Il a connu de grandes épreuves dans sa vie. Il désirait cependant de tout son coeur servir le Seigneur et paître ses brebis.

Nous présentons à sa famille et aux représentants de son Eglise nos condoléances et les assurons de notre soutien dans la Prière.

Bon voyage, Michel. Puisses-tu avoir avoir enfin trouvé la Paix près du Seigneur.


+ Serge Burglé
    Evêque.



mardi 31 janvier 2017

Le Sacrement du Mariage. Mise au point.



    


    Il y a quelques temps, j'ai rencontré un couple charmant qui désirait une cérémonie religieuse pour leur mariage.

    La fiancée, baptisé dans l'Eglise Protestante Unie de France, désirait une bénédiction pour faire plaisir à sa maman. Sa foi en jésus-Christ était plus que relative. Le fiancé, quant à lui, avait dû subir "un baptême républicain" durant sa petite enfance. Ce "baptême" républicain est une cérémonie païenne qui se passe en mairie, et qui fut instituée à la Révolution Française pour se substituer aux Sacrement de l'Eglise, une sorte de contrat (sans d'ailleurs aucune valeur juridique). Le jeune homme voulait faire plaisir à sa promise.
    J'ai donc rappelé à ces jeunes gens l'importance et la signification du Sacrement du Mariage, en leur demandant d'y réfléchir. Le lendemain, la jeune fille m'a téléphoné pour annuler, sa maman (toujours elle !) préférant que la cérémonie soit présidée par un pasteur protestant.

    Cela m'amène à faire une sérieuse mise au point.

   Dans notre Eglise Vieille Catholique, le Mariage est un Sacrement. Certes, nous célébrons l'union des divorcés remariés. Nous considérons que tout le monde a le droit à l'erreur et que certaines circonstances de la vie privilégient une séparation pour le bien de tous. 
    Au minimum, les deux fiancés doivent être baptisés. De plus, nous demandons une foi réelle et un motivation spirituelle confirmée pour se marier devant Dieu.

    Le Sacrement du Mariage n'est pas une formalité administrative qu'on remplit comme en Mairie. Le fait qu'on puisse éventuellement verser une offrande volontaire ne signifie pas qu'on puisse demander n'importe quelle prestation à l'Eglise. Une cérémonie religieuse n'est pas non plus un spectacle où l'on peut se permettre telle ou telle fantaisie, que ce soit musicale ou liturgique. Un Prêtre n'est pas un prestataire de service ou un maître de cérémonie. Il célèbre un Sacrement.

   Aussi, nous demandons aux fiancés de réfléchir mûrement à leur démarche avant de vouloir se marier devant Dieu.
    Nous serons toujours à votre disposition pour en discuter.


The Rt Rev. S. Burglé